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Le GHG Protocol

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Écrit par Support

Début de la description Aperçu du GHG Protocol et de la manière dont il structure les émissions d’une entreprise en Scope 1, Scope 2 et Scope 3, avec des définitions claires et des exemples de ce que chaque scope inclut.Fin de la description

Le GHG Protocol est divisé en 3 grandes catégories: Scope 1, Scope 2 et Scope 3. Chaque scope comprend ensuite des catgéories.

Scope 1 – Émissions directes de GES

Le Scope 1 inclut les émissions directes de GES provenant de sources détenues et/ou contrôlées par l’organisation qui réalise son bilan GES.
Il est divisé en 5 catégories.

Catégorie 1.1 – Émissions directes des sources fixes de combustion

Les émissions liées à cette catgéorie sont causées par la consommation de combustibles dans des sources fixes au sein du périmètre organisationnel de l’entité légale (c’est-à-dire les installations qu’elle possède et/ou contrôle) (par exemple des chaudières, des fours ou des turbines).

Pour estimer les émissions de GES liées à cette catgéorie, une approche physique est utilisée. La consommation totale est multipliée par des facteurs d’émission publiés par des organismes et agences publics (par exemple AIE, EPA, DESNZ, ADEME, GIEC).

Catégorie 1.2 – Émissions directes des sources mobiles de combustion

Les émissions liées à cette catgéorie sont causées par la consommation de carburant des sources mobiles détenues et/ou exploitées par l’organisation (par exemple des voitures, poids lourds ou autres véhicules).

Pour estimer les émissions de GES liées à cette catgéorie, une approche physique est utilisée. La consommation totale est multipliée par des facteurs d’émission publiés par des organismes et agences publics (par exemple AIE, EPA, DESNZ, ADEME, GIEC).

Catégorie 1.3 – Émissions directes des procédés

Les émissions liées à cette catgéorie sont causées par des transformations physiques ou chimiques lors de procédés industriels contrôlés par l'entreprise (par exemple, la transformation du calcaire pour la production de ciment).
Ces émissions sont comptabilisées via une approche physique.

Catégorie 1.4 – Émissions fugitives

Les émissions liées à cette catgéorie sont causées par des fuites de gaz résultant des activités de l’entreprise. Il peut s’agir, par exemple, de fuites de fluides frigorigènes utilisés pour la climatisation, d’émissions de méthane liées à la décomposition des déchets ou d’émissions de protoxyde d’azote liées à l’utilisation d’engrais.

Pour la plupart des entreprises, en particulier dans le secteur tertiaire, ces émissions proviennent principalement de fuites de fluides frigorigènes utilisés pour la climatisation. Elles sont estimées à partir de la surface totale climatisée. Le calcul peut être amélioré en utilisant la quantité totale de fluides frigorigènes nécessaire pour recharger le système de climatisation.

Pour les autres émissions fugitives directes, principalement dans le secteur industriel, les fuites de gaz sont estimées à partir de la quantité totale de gaz utilisée dans le procédé.

Catégorie 1.5 – Changements de l'affectation des sols

Les émissions liées à cette catgéorie sont causées par les changements d’affectation des sols (par exemple déforestation à des fins agricoles, construction de routes, parkings et bâtiments).

Ces émissions sont estimées à partir de la surface totale affectée (exprimée en m²). Une analyse ou étude plus approfondie peut être menée pour améliorer l’estimation.

Scope 2 – Émissions indirectes de GES liées à l’usage de l’énergie

Ce sont les émissions indirectes induites par la production d’électricité, de vapeur, de chaleur ou de froid utilisés pour les activités et procédés au sein du périmètre organisationnel de l’entité légale.
Le Scope 2 est divisé en 2 catégories.

Catégorie 2.1 – Émissions indirectes liées à l’électricité

Les émissions de cette catgéorie sont liées à la production d’électricité (à partir d’énergies fossiles, nucléaires ou renouvelables) en dehors du périmètre organisationnel de l’entité légale.
Les émissions amont ne sont pas prises en compte dans cette catégorie, mais dans la catégorie 3.3 (par exemple extraction et transport des combustibles, construction de la centrale, pertes réseau, etc.).
Pour estimer les émissions de GES liées à cette catgéorie, une approche physique est utilisée. La consommation totale est multipliée par des facteurs d’émission publiés par des organismes et agences publics (par exemple AIE, EPA, DESNZ, ADEME, GIEC).

Catégorie 2.2 – Émissions indirectes liées à la vapeur, la chaleur et le froid

Les émissions de cette catgéorie sont liées à la consommation d’énergie (hors électricité) produite en dehors du périmètre organisationnel de l’entité légale (par exemple chaudières).
Les émissions amont ne sont pas prises en compte dans cette catégorie, mais dans la catégorie 3.3 (par exemple extraction, transport et transformation des combustibles, construction de la centrale, etc.).
Pour estimer les émissions de GES liées à cette catgéorie, une approche physique est utilisée. La consommation totale est multipliée par des facteurs d’émission publiés par des organismes et agences publics (par exemple AIE, EPA, DESNZ, ADEME, GIEC).

Scope 3 – Émissions indirectes

Ces émissions sont les émissions indirectes de GES non liées à l’énergie qui se produisent dans la chaîne de valeur d’une entreprise, c’est-à-dire induites par les opérations et activités amont et aval en dehors du périmètre organisationnel de l’entité légale.
Le Scope 3 est divisé en 15 catégories.

Catégorie 3.1 – Biens et services achetés

Les émissions liées à cette catégorie sont causées par l’extraction, la production et la transformation des produits et services achetés par l’organisation (émissions du berceau à la porte).
Les émissions liées à l’achat d’actifs immobilisés ne sont pas incluses dans cette catgéorie, mais dans la catgéorie 3.2 « Immobilisations ».

  1. Achats de produits
    Les émissions liées aux produits sont estimées via une approche monétaire, en utilisant l’intensité carbone du fournisseur ou du secteur d’activité, ou en utilisant des facteurs d’émission monétaires spécifiques au produit.
    La précision peut être améliorée en mettant en œuvre une approche physique, en utilisant d’autres métriques et flux (quantité, tonnes, litres, etc. de produits achetés, matières premières utilisées pour fabriquer le produit, énergie utilisée dans le procédé industriel, analyse de cycle de vie, etc.).

  2. Achats de consommables
    Les émissions liées aux achats de consommables sont automatiquement calculées via une approche monétaire: les ratios monétaires des achats alimentaires, du papier, du plastique, des métaux, etc. sont inclus dans la base de données de Greenly.
    La précision peut être améliorée via une approche physique (en précisant les quantités consommées). Une approche physique sera mise en œuvre en priorité pour les sources d’émissions de GES les plus importantes.

  3. Achats de matières premières
    Les émissions liées à la production des matières premières sont calculées à l’aide d’Analyses de Cycle de Vie (ACV). Ces émissions sont ensuite divisées par le prix de la matière première; un facteur d’émission monétaire est estimé et les calculs peuvent être automatisés.
    Cependant, pour l’achat de matières premières, il est préférable d’utiliser une approche physique et de multiplier les quantités et flux physiques (kg/lbs, litre/gallon, etc.) par des facteurs d’émission physiques.

  4. Achats de services
    Comme les données d’activité résultant des activités et opérations des entreprises de services sont très diverses, des facteurs d’émission monétaires sont utilisés pour estimer les émissions totales liées à ces activités. Les émissions sont calculées en multipliant les montants dépensés par un facteur d’émission monétaire (en kgCO₂e/€).
    Ces facteurs d’émission sont calculés selon deux méthodes:

    • Intensité carbone du prestataire de services. Lorsque le prestataire reporte et publie ses émissions de GES ou partage directement ses données avec Greenly (via le Supplier Engagement), les émissions totales sont divisées par le chiffre d’affaires de l’entreprise et un ratio monétaire est calculé.

    • Intensité carbone d’un secteur d’activité. Pour les entreprises qui ne publient pas de bilan GES, l’intensité carbone du secteur d’activité est utilisée. Cette méthode est largement utilisée pour les TPE/PME, qui partagent rarement des informations sur leur impact environnemental. Les données utilisées proviennent d’études menées par Greenly ou de bases de données publiques. La précision peut ensuite être améliorée en impliquant les prestataires de services dans le processus ou en utilisant d’autres métriques (par exemple le nombre d’ETP).

      1. Focus sur les services numériques
        Les émissions totales de GES induites par les services numériques sont estimées via une approche monétaire, en utilisant soit l’intensité carbone du prestataire de services, soit celle du secteur (data center, licence informatique, SaaS, visioconférence, publicité web, etc.).
        La précision peut être améliorée en réalisant une étude physique. Greenly est devenu un véritable expert dans ce domaine et peut calculer l’impact carbone des produits numériques, en particulier celui des data centers et du cloud, avec une grande précision. Une étude spécifique peut être réalisée à partir du type de stockage, du cloud computing et de la puissance de calcul, du volume de transferts de données, etc., ainsi que du pays où les ressources et data centers sont situés.

Catégorie 3.2 – Immobilisations

Les émissions liées à cette catégorie sont causées par la fabrication des immobilisations de l’entreprise: bâtiments et autres infrastructures, véhicules, machines, équipements informatiques, mobilier, etc.

  1. Bâtiment 1.Construction
    Les émissions liées à la construction d’un bâtiment sont estimées à partir d’un ratio moyen en kgCO₂e par mètre carré pour chaque type de bâtiment (bureau, logement, data center, entrepôt, etc.). Ces ratios sont estimés à partir de facteurs d’émission fournis par des organismes et agences publics. Les émissions totales sont ensuite amorties sur 50 ans.

  2. Rénovation
    Les émissions liées aux rénovations sont amorties sur 10 ans et comptabilisées à l’aide d’une approche monétaire. Une étude plus approfondie peut être menée pour gagner en précision.

  3. Équipement informatique
    Les émissions liées à l’informatique sont calculées via une approche physique, à partir des données fournies par l’organisation (inventaire des équipements informatiques). Des facteurs d’émission moyens par type d’équipement, les dernières analyses de cycle de vie publiées par les fabricants (Apple, Dell, Lenovo, Boavizta), etc. sont inclus dans la base de données de Greenly. Un haut niveau de précision peut donc être obtenu pour les émissions de GES des équipements informatiques.

  4. Flotte de véhicules
    Les émissions liées à la fabrication des véhicules sont calculées en fonction du nombre et du type de véhicules utilisés.
    La précision peut être améliorée lorsque les fabricants publient des analyses de cycle de vie de leurs véhicules.

  5. Mobilier
    Dans la plupart des cas, les émissions de GES liées au mobilier représentent une très faible part des émissions totales de l’organisation. Pour estimer ces émissions, un ratio en kgCO₂e par employé est donc utilisé.
    La précision peut être améliorée en collectant et en utilisant des données supplémentaires.

Catégorie 3.3 – Activités liées aux combustibles et à l’énergie non incluses dans le Scope 1 ou 2

Les émissions de GES liées à cette catégorie résultent de l’extraction, de la production et du transport des combustibles et de l’énergie achetés ou acquis par l’entreprise déclarante au cours de l’année de reporting, non déjà comptabilisés dans le Scope 1 ou le Scope 2: par exemple émissions amont des combustibles achetés; émissions amont de l’électricité achetée; pertes de transport et distribution; production d’électricité achetée puis revendue aux utilisateurs finaux.
Pour estimer les émissions de GES liées à cette catgéorie, une approche physique est utilisée. La consommation totale est multipliée par des facteurs d’émission publiés par des organismes et agences publics (par exemple AIE, EPA, DESNZ, ADEME, GIEC).

Catégorie 3.4 – Transport et distribution amont

Les émissions de GES liées à cette catégorie résultent de:

  • Transport et distribution des produits achetés par l’entreprise déclarante au cours de l’année de reporting entre les fournisseurs de rang 1 et ses propres opérations (dans des véhicules et installations non détenus ou contrôlés par l’entreprise déclarante)

  • Services de transport et distribution tiers achetés par l’entreprise déclarante au cours de l’année de reporting (directement ou via un intermédiaire), incluant la logistique entrante, la logistique sortante (par exemple des produits vendus) et le transport/distribution tiers entre les propres sites de l’entreprise

  • Transport et distribution des produits vendus par l’entreprise déclarante au cours de l’année de reporting lorsque le coût du transport est supporté par l’entreprise déclarante.
    Pour estimer les émissions de GES liées à cette catégorie, une approche monétaire est mise en œuvre à l’aide de facteurs d’émission monétaires spécifiques à chaque mode de transport.
    La précision peut être améliorée en mettant en œuvre une approche fondée sur les données d’activité: les émissions sont calculées à partir de la distance totale parcourue, du poids transporté ainsi que du type de véhicule et de carburant utilisé.

Catégorie 3.5 – Déchets générés dans les opérations

Les émissions liées à cette catégorie sont causées par le transport, le traitement et l’élimination des déchets générés par les activités et opérations au sein du périmètre organisationnel de l’entité légale (incinération, compostage, mise en décharge, recyclage, etc.).
Les émissions liées aux déchets sont comptabilisées de différentes manières. Dans la plupart des cas, ces émissions de GES représentent une très faible part des émissions totales de l’organisation. Un ratio en kgCO₂e par employé est donc utilisé. La précision peut être améliorée en collectant davantage de données: poids et type de déchets générés par l’entreprise.
Les émissions liées au traitement et à l’élimination des déchets industriels et de construction sont systématiquement calculées en collectant des données sur le type et le poids des déchets générés.

Catégorie 3.6 – Déplacements professionnels

Les émissions liées à cette catégorie sont causées par les déplacements des employés en avion, train, voiture, taxi, etc. ou transports publics à des fins professionnelles.
Pour estimer les émissions de GES liées à cette catégorie, une approche monétaire est utilisée à l’aide de facteurs d’émission monétaires spécifiques à chaque mode de transport.
La précision peut être améliorée en mettant en œuvre une approche physique: les émissions sont calculées à partir de la distance totale parcourue ainsi que du mode de transport.

Catégorie 3.7 – Déplacements domicile-travail

Les émissions liées à cette catégorie sont causées par les déplacements domicile-travail (voiture, transports publics, moto, cyclomoteur, vélo électrique, etc.).
Ces émissions sont estimées à partir d’un questionnaire envoyé à l’ensemble des employés de l’organisation. Pour les non-répondants, une extrapolation est calculée automatiquement.

Catégorie 3.8 – Actifs loués en amont

Ces émissions sont liées aux actifs loués par des tiers (qui en sont propriétaires) à l’organisation (véhicules, machines, bâtiments, etc.).
La méthode utilisée pour calculer les émissions du berceau-à-la-porte est la même que pour la catégorie 3.2 « Immobilisations ».
Les émissions liées à la consommation énergétique de ces actifs sont généralement incluses dans le Scope 1 ou 2.

Catégorie 3.9 – Transport et distribution aval

Les émissions de GES liées à cette catégorie résultent du transport et de la distribution des produits vendus par l’entreprise déclarante au cours de l’année de reporting entre les opérations de l’entreprise déclarante et le consommateur final (si le transport n’est pas payé par l’entreprise déclarante), incluant la vente au détail et le stockage (dans des véhicules et installations non détenus ou contrôlés par l’entreprise déclarante).
L’entreprise déclarante ne paie pas directement le transport; seule une approche fondée sur les données d’activité est donc utilisée pour calculer ces émissions de GES.

Catégorie 3.10 – Transformation des produits vendus

Les émissions de GES liées à cette catégorie résultent de la transformation de produits intermédiaires vendus au cours de l’année de reporting par des entreprises aval (par exemple fabricants).
Les émissions sont calculées à partir de la consommation énergétique moyenne nécessaire au procédé et du pays où l’énergie est produite et consommée (l’intensité carbone de l’électricité varie selon les pays).
Pour inclure ces émissions dans la plateforme, une étude plus approfondie doit être réalisée.

Catégorie 3.11 – Utilisation des produits vendus

Les émissions de GES liées à cette catégorie résultent de l’utilisation finale des biens et services vendus par l’entreprise déclarante au cours de l’année de reporting.
Selon le produit vendu, différentes méthodes existent.

  1. Produits numériques et sites web
    Les émissions sont induites par la consommation d’électricité des terminaux et des réseaux (cloud computing, transferts de données, data centers, stockage, etc.) utilisés par les utilisateurs finaux. Ces émissions sont calculées à partir du temps total passé (en heures), du pays où les terminaux et réseaux sont situés (l’intensité carbone de l’électricité varie selon les pays) et de la consommation énergétique moyenne estimée par heure. Les émissions liées au trafic réseau sont estimées à partir du volume total de données transférées.

  2. Produits consommant de l’énergie
    Les émissions sont induites par la consommation énergétique des produits vendus. Elles sont calculées à partir de la consommation énergétique moyenne par produit et du pays où l’énergie est produite et consommée (l’intensité carbone de l’électricité varie selon les pays).

Catégorie 3.12 – Traitement de fin de vie des produits vendus

Les émissions de GES liées à cette catégorie résultent de l’élimination et du traitement des déchets issus des produits vendus par l’entreprise déclarante (au cours de l’année de reporting) à la fin de leur vie.
Les émissions liées au traitement et à l’élimination des produits vendus sont calculées en collectant des données sur le type et le poids des déchets générés.

Catégorie 3.13 – Actifs loués en aval

Ces émissions sont liées aux actifs détenus par l’organisation et loués à des tiers (véhicules, machines, bâtiments, etc.).
La méthode utilisée pour calculer les émissions du berceau-à-la-porte est la même que pour la catégorie 3.2 « Immobilisations ».
Les émissions liées à la consommation énergétique de ces actifs sont calculées de la même manière que les émissions Scope 1 et 2.

Catégorie 3.14 – Franchises

Les émissions de GES liées à cette catégorie résultent de l’exploitation de franchises au cours de l’année de reporting, non incluses dans le Scope 1 ou le Scope 2.

Catégorie 3.15 – Investissements

Les émissions liées à cette catégorie sont induites par les activités et projets financés par l’entité légale.
Nous avons développé un module spécifique pour estimer les émissions financées alignées sur la méthodologie PCAF.

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